Le cable car de la ligne Powell-Mason situé au pied de l’hôtel s’est animé depuis longtemps déjà lorsque nous le quittons ce matin.
L’hôtel ne possède pas de restaurant, aussi devons nous nous rendre deux blocs plus loin afin de prendre notre petit déjeuner. Le Jazz Café dans la rue O’ Farrell, presque vide à cette heure, nous apparaît comme sympathique. Nous pensons que des concerts doivent y être organisés. Une toile déposée sans ordre, masque ce que nous pensons être des instruments en sommeil depuis la veille sans doute. Il est 9h00 lorsque nous commandons chacun un breakfast américain qu’une serveuse, peu en rapport avec les lieux, nous apporte rapidement. Nous sommes déçus de la piètre qualité de notre assiette. Des touristes Allemands qui viennent de prendre place, se lèvent et quitte aussitôt l’établissement à la recherche d’un autre lieu. L’odeur de graillon provenant de la cuisine n’a pas su les retenir. Nous n’y avons sans doute pas prêté assez attention lorsque nous-mêmes sommes entrés dans le café.Pour demain il nous faudra trouver autre chose. De retour à l’hôtel, nous faisons part de notre insatisfaction à la réception qui nous indique ne pas être en mesure de nous proposer une alternative. Nous déjeunerons donc au Barbary Coast dans la rue Eddy, en face de l’hôtel. Il s’agit d’un établissement genre Brioche Dorée où nous avalerons les trois jours suivants un copieux petit déjeuner. Un small coffee… dans un grand gobelet cartonné où le café y est servi plus que bouillant. Marie se fera toujours plaisir à réclamer des glaçons pour le refroidir jusqu’à ce qu’elle découvre le Smoothie, mélange de glace en purée avec du jus de fruit. Des pâtisseries assureront la partie solide du petit déj. Le réceptionniste nous indique qu’il nous fera une remise sur le prix des chambres tenant compte que nous ne prenons plus nos petits déjeuners. Nous sommes satisfaits de cette proposition. Nous patientons quelques minutes dans le hall, le temps que le voiturier nous dépose le SUV devant l’hôtel.
Ce premier jour à San Francisco sera réservé à la découverte de la ville. J’avais prévu de faire découvrir le Golden Gate Bridge à vélo à Marie le lendemain.
Je ne peux plus résister à ce bonheur d’emprunter ce pont dès maintenant. Après tout, de cette façon on le franchira plus d’une fois ! Après quelques mots de Juliette, la voix toujours juste à propos du GPS, nous voici à quelques mètres de ce monument.
La circulation est intense et pas une seule fois je ne serai klaxonné pour gêne au trafic du fait de ma faible vitesse. Il en sera de même durant la totalité de notre séjour. Avant de nous rendre sur l’une des nombreuses collines de SF, nous descendrons la fameuse rue Lombard sans prendre le temps de nous y arrêter, dommage.Ici donc, de très belles maisons, un très beau parc (le jour, parce que la nuit...), une très belle vue sur une très belle colline avec de très belles rues en pentes. Et donc un prix d’achat en conséquence. Ici le sol est en granit, les maisons ont à peine frémi lors des différents tremblements de terre.
On va donc poursuivre par la visite des très nombreuses maisons victoriennes situées dans les alentours à la recherche des Seven Sisters...
Nous les trouverons avec l’aide du guide en déambulant dans le parc Alamo Square. Les Painted Ladies sont sur tous les guides de San Francisco, mais je me demande pourquoi, car ces maisons ne sont pas plus belles que les milliers d’autres qui se dressent le long des rues. En fait non, je ne me demande pas pourquoi, je sais pourquoi. C’est uniquement parce qu’en arrière-plan on voit Down town et ses modern buildings !
Au Nord, le Golden Gate apparaît alors qu’à l’Est, le Bay Bridge, long de 8kms, permet de rejoindre San Franscisco plus aisément que par le Sud.Nous décidons d’aller diner ce soir sur le Pier 39. Auparavant nous ferons un petit détour par le coeur de la ville et son Financial District en émoi...

Au centre de la photo voici la Transamerica Pyramid : c’est la Tour Eiffel de San Francisco. Elle n’a de pyramidale que son chapeau pointu. Avec ses 260 mètres, c’est la plus haute tour de la ville, et donc, on la voit de partout, de Mission, de Russian Hill... De partout quoi.
Ses deux oreilles sont les emplacements pour les ascenseurs. Il n’y a pas d’observatoire à son sommet, il y en eut un au 27e étage, mais il a été fermé après les attentats du 11 septembre 2001.
Chemin faisant, nous craquerons chez Abercrombie & Fitch, tout proche de l’hôtel, pour débuter notre shopping à San Francisco.
Place maintenant à la découverte du cable-car pour rejoindre le Pier 39. L’hôtel Powell où nous résidons, est en tête de la ligne Powell-Mason. Nous assisterons au retournement de la voiture afin de la remettre dans le sens de la marche pour nous conduire au port. Les gens s’entassent, assis pour les plus chanceux, alors que d’autres restent debout. Le cable s’anime au milieu de la circulation. Les « cable car men » actionnent sans cesse le frein et l’embrayage selon que l’on se trouve sur une côte ou dans une descente. En 20 minutes nous nous retrouverons au Fisherman’s Warf où nous prendrons un léger repas. Retour avant minuit à l’hôtel par le cable.
Nous sommes épuisés.
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